27 novembre 2014

200 boîtes, 5 000 km et trop d'adieux / 200 boxes, 5 000 km and too many goodbyes



Cela fait maintenant un mois exactement que je suis à quelques pas du Pacifique et à 6 heures à vol d'oiseau de mon ancien chez-moi. Maintenant que les meubles sont placés, les cadres accrochés et que le chat a déjà copiné avec les matous du quartier, je peux enfin dire que je me sens chez moi, dans ma petite maison bleue, et je peux enfin repenser aux dernières semaines.

Je dois avouer que ces dernières ont été assez intenses, dans tout les sens du terme. Dès l'annonce du déménagement, mon conjoint et moi avions eu la confirmation qu'il ne pourrait venir me rejoindre pour la planification et que nous devrions organiser le tout à distance, avec trois heures de décalage horaire.

Je me suis donc relevée les manches et c'est en jonglant avec mes journées de travail, déjà bien remplies depuis l'annonce de mon départ, et mes nuits à planifier, trier, empaqueter, que j'ai réussi à me rendre à la date du déménagement en un seul morceau. Je ne mentirai pas en disant que je me suis retrouvée à quelques reprises ensevelie sous les boîtes à pleurer toutes les larmes de mon corps en me demandant si nous n'étions pas tomber sur la tête. Quand le doute s'amusait à planer au-dessus de ma tête, je regardais tout ce que j'avais réussi à accomplir toute seule comme une grande et je regardais des photos de la Colombie-Britannique (no joke!). Je crois que ce que j'ai trouvé le plus difficile dans toute cette histoire, c'était d'avoir à vivre ces quelques « dernières fois » toute seule. Je pense même en avoir voulu à LP à un certain moment de ne pas avoir à vivre tout ça.

Le grand jour est donc arrivé et j'ai vu petit à petit mes meubles et mes boîtes se faire entassés dans un camion qui avalait ni plus ni moins toute ma vie pour l'emporter de l'autre côté du pays.

Alors me voilà, les yeux bouffis, mon chat drogué et mon billet d'avion en main devant notre porte d'embarquement. Je crois même avoir poussé un soulagement en prenant place dans l'avion.

C'était vraiment le début de ce nouveau chapitre!

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It's been a month exactly since I landed on the Wet West Coast. I'm at about 6 foot from the Pacific Ocean and at 6 hours of flight from my old home. Now that all my furniture is placed, that the pictures are hanging on the walls and that my cat has made friends with some tomcats in the neighbourhood, I can say that I finally feel at home and that I may take the time to think about the past few weeks.

The past two months have been so crazy that now that I think about it, comfortably lying on my couch, they feel like a blurr. Since we got the confirmation of the moving, we knew that my husband wouldn' be able to make it back to Sherbrooke to help me. We would have to plan everything with a 3 hour time difference.

I took a deep breath, made a list of all the things I had to think about and miraculously found a way to juggle my work, which had gone crazy since I announced my resignation, and my nights of planning, sorting and packing. I'm still surprised (and quite proud) to see that I made it alive and sane. I would lie if I said there were no times when I've found myself laying on my kitchen floor, crying and asking myself if we haven't gone mad and were making a big mistake. When doubt would tickle me, I would think about all I've completed alone and I would look at pictures of British Columbia (no joke sadly). When I think about it, I think that what I found the most frustrating and hard was the fact that I was all by myself to go through all these "last times". At some point, I probably cursed my husband for not having to deal with all of this.

The big day finally arrived and it is with a mix of a heartache and excitement that I saw all our belongings getting packed in the truck that would take all my life to the other side of the continent.

So there I was, my eyes totally swollen, my cat high on some drugs and my plane ticket in my hands standing in front of the gate.

I could finally start that new chapter!


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